22.10.2009

OLIVIER-YVES IBRAHIM. Poésies (en construction)

Le petit texte qui suit est un texte que j'ai ajouté à la fin de mon recueil, Miguel, achevé en 2006. Je ne sais pas si je publierai un jour "Miguel". C'était déjà très difficile pour de nombreuses raisons, je l'avoue, de publier "Un bouquet de glycines", le seul de mes recueils à avoir été publié à ce jour. Et puis je ne veux pas lasser, je veux essayer de surprendre, donc seul l'avenir nous dira tout cela comme on dit, mais lorsque j'ai achevé Miguel, j'ai senti que j'avais fait le tour de ce que je voulais écrire, j'ai senti que j'avais bouclé une sorte de boucle, non pas que je ne veuille plus écrire, je crois que j'aurai besoin d'écrire jusqu'à l'aube de mon dernier souffle, mais j'ai besoin, envie d'autre chose, une poésie plus orale peut-être, d'où d'ailleurs le fait que je construise actuellement un recueil de poèmes entièrement virtuel, totalement jeté au hasard du vent (supplément vue mer) disponible sur le blog du même nom.

OLIVIER-YVES IBRAHIM. 7 RECUEILS DE POEMES ORIGINAUX:

I. Je ne sais pas (Borborygmes). 1992-1994.
II. (J'avais rêvé et...) Les tournesols noirs. 1994-1996.
III. Les plages d'Orient. 1997.
IV. Le Prince de la Ville. 1998-1999.
V. L'an 2000 n'aura pas lieu. 2000-2002.
VI. Un bouquet de glycines. 2005.
VII. Miguel. 2006.

UN RECUEIL DE POEMES VIRTUELS (en construction):

Supplément vue mer (disponible sur blog).

3 ANTHOLOGIES:

I. Rouge. 1997.
II. Ange noir, Démon bleu... 2006.
III. Mes favoris.
Pas encore conçu à ce jour.

AUTRES POEMES:

D'autres poèmes originaux sont inclus dans mon roman initiatique: OM (2003-2005). Extraits disponibles sur mon blog lonelydove

MES AVIS:

* Je ne sais pas: poèmes. Les poèmes du Début. Une certaine inquiétude, une certaine douceur, une certaine candeur, un esprit pas vraiment encore éveillé. Les poèmes du sommeil et du début de l'éveil.

* Les tournesols noirs: poèmes. Sans conteste, mes poèmes les plus noirs. Quelques textes illuminés également. Les poésies de la passion, de l'hypokhâgne, de la souffrance. Les poésies d'un écorché vif, plus que jamais à fleur de peau. Le recueil qui m'est le plus douloureux. Ecrit pendant et après une violente passion et une période extrêmement noire.

* Les plages d'Orient: poèmes. Sans conteste, mes poèmes les plus lumineux, les plus doux, les plus apaisés. Quelques textes encore marqués par la douleur, la passion, les affres de la vie. Les poésies du bleu et du souffle du vent. Les poésies de ma plus belle Année, 1997. Un goût de sérénité orientale.
Recueil le plus abouti dans son/mon côté bleu, qui à l'époque dominait presque tout mon être.
Le recueil qui m'est le plus apaisant.
Un souffle de musique indienne et un bâton d'encens à la cannelle vont bien avec l'atmosphère que je décris dans cet assez grand recueil.

* (Rouge): anthologie. Une sélection de textes sur le thème du "rouge", à tout point de vue.
A participé à un concours niçois de poésies: "Les plumes rouges". Conçu à cet égard.

* Le Prince de la ville: poèmes. Dans la continuité des "plages d'Orient", mais un peu plus sombre, très marqué par l'idée du deuil et du deuil de l'amour. Des formes différentes. Début d'une recherche différente dans l'approche du style.

* L'an deux mille n'aura pas lieu: poèmes. Poésies de la sensibilité et de l'amour, thèmes de la douleur et de l'amour. L'idée que L'an deux mille avec ses excès de modernité, de froideur et de consommation poussée à l'extrême ne regera pas tout à fait sur des choses comme la sensibilité, la violence des sentiments.

* Un bouquet de glycines: textes à caractère poétique. Recueil délibérément différent des autres. Le recueil de la tentation du cynisme. Je pousse mes différentes identités à leur paroxysme et me détache de moi-même, essentiellement par rapport à la recherche du style.
Ces textes sont pourtant sans doute plus proches de moi que jamais. La poésie du recul, d'une certaine maturité, peut-être. Une poésie pourtant très "physique" en même temps, profondément vécue de l'intérieur alors qu'elle est également très détachée de son auteur. Recueil conçu dans l'urgence, à la suite d'un deuil sentimental, plus brutal et plus excessif, mais aussi plus rapide que les autres. La poésie de la prise en compte de ma et mes relations à l'Homme.

* Miguel (ce ne sera encore pas): textes à caractère plus ou moins poétique. Recueil de textes poétiques et de textes divers.
Un recueil proche du précédent sous certains aspects, en prolongeant et en allant plus loin encore que le "bouquet", aussi bien dans la recherche du style que dans la crudité de certains morceaux. Mais incontestablement le recueil le plus mature, je dirais, le plus abouti, le plus proche de mes différentes personnalités, qui ne sont enfin plus vues comme contradictoires mais comme complémentaires. Une symbiose entre mes différents travaux, mon "oeuvre" poétique dans sa totalité. L'héritage du passé, la fin de quelque chose et même, des envies de futur. Recueil marqué aussi par les thèmes des maladies en général, les trente ans, âge symboliquement fort du décès de ma mère et de l'écriture de ce recueil. Recueil qui aborde également le thème de la danse, la boîte de nuit, le tourbillon. ( Des textes qui rappellent parfois des textes de chansons de discothèques, un peu plus légers, mais parfois assez sombres dans le fond, malgré tout.)
Mon recueil préféré après "Un bouquet de glycines", de par son style et son ensemble, sa proximité avec ce que je suis devenu, son authenticité la plus proche des différents "mois".
Le sentiment qu'une boucle s'est bouclée, envie de ne plus écrire de poésie, rechercher désormais une poésie différente, plus orale, etc.

* (Ange noir, Démon bleu...): anthologie. Un mélange de mon côté bleu, idéal, exarcerbé par les traces de mon enfance et 1997, l'amour et la beauté du monde, et de mon côté noir.
Un recueil plus facilement accessible à tous, une version un peu édulcorée, en quelque sorte du Bouquet, mais plus douce, également...
Contient également d'autres poèmes, dont des textes virtuels qui ont été mis en ligne sur différents forums internet.

* (Mes favoris): anthologie. Mes textes préférés. Pas encore conçu à ce jour.

* "Mes oeuvres poétiques complètes" (L'Inégrale): titre non encore connu à ce jour. Une poésie inspirée par la Lumière, la Douleur, les Ténèbres, la Beauté du monde, l'Amour sous toutes ses formes, le Deuil, la peur de la mort.
Une poésie marquée par une sensibilité très particulière, disent mes proches, et dis-je moi-même, (je l'avoue, je crois que j'ai une sensibilité particulièrement violente, que ce soit dans le bleu ou dans le noir, mais n'allez pas croire que je ne sois pas "superficiel et léger" parfois aussi, tout de même... Miguel vous le dira enfin.)

PAX. VUNDE.
OLIVIER-YVES IBRAHIM.

24.05.2008

Lumière de printemps

Les années passent sans jamais se retourner
Et pourtant ta lumière demeure toujours intacte
Comment font les autres gens
Pour vivre comme si de rien n'était?

Les étés passent sans jamais rien nous dévoiler
Le mystère de l'aube égale toujours celui du crépuscule
Et je ne demeure que petite poussière
Je pourrirai comme les arbres abandonnés

Il y a des jours, des heures ou bien des éternités
Où les danses ne voltigent plus, les nuages ne déversent plus
Je préferais de loin l'averse, le chaos, le séisme
La torture est trop douce, le mal est trop coquin

Ciel noir de mai, ne fais pas ce qu'il te plaît
Emmène-nous voler parmi les abeilles, les fleurs, les velours
Imagine des torrents chantants, des messages, des impacts
Dessine nous des lumières, des vagues, des océans...

Cieux noirs de printemps, durables préambules
Expliquez nous pourquoi tous ces cimetières
Dans l'âme, le coeur, l'horizon défait, insolente clameur d'amour
Profane mes pensées planes, donne moi le voyage, vertige matin...

20.03.2008

L'Ecriture me sauve...

L'Ecriture me sauve peut-être de la mort
L'Ecriture me sauve peut-être de la folie
L'Ecriture me sauve peut-être de l'hôpital

L'Ecriture me sauve de Toi



Le Mont-Dore, novembre 2005.
Recueil de poèmes "Miguel", 2005-2006. Non paru à ce jour.

22.07.2007

Vagabondage de l'âme

( Autour de bouquets de glycines)...

J'ai souvent pensé que la folie était quelque chose qui se vivait à l'intérieur.
Je ne parle pas de la véritable folie, celle qui ne se sait pas folle, mais je parle bien de tout ce qui bout en notre âme, ce qui fait que en somme, nous sommes nous-mêmes, et pas quelqu'un d'autre.
Mais quand je parle de nous-mêmes, je veux dire: vraiment nous-mêmes.
Derrière toute morale, tout système éducatif, toute religion.
Ce qui compose notre essence.
Ce qui coule depuis les pores de la peau, sensible, délicate et scarifiée.
Et pour ma part, je peux dire que ma peau sent, vibre, fait mal.
Elle est un peu comme ce ciel chaotique que nous avons depuis des semaines et des semaines sur la région de Niort, elle parle, elle gémit, elle est sur le bord d'exploser.
Comme un orage.
Il suffirait d'une petite coupure pour que pisse un sang rouge, étrange, compact, fou.
Sans but ni loi.
Je voudrais prendre un train et m'évader vers l'Océan.
Lui seul pourrait ce soir m'apaiser, apaiser mes volumes, mes contours, ma respiration.
Mais l'Océan n'est pas là, Il n'est pas là, et je dois aller travailler.
Parfois je me dis que c'est bien, ce nouveau travail, qu'il m'apporte certaines choses (deux ou trois) et souvent, j'ai envie de le plaquer, comme j'ai plaqué les autres, comme j'ai soif de liberté, d'évasion, je ne sais même plus dire si c'est cela être authentique, car je sais maintenant que le travail me met devant beaucoup de moi-même, de même que mon Il me met devant moi-même.
Devant cette peur agaçante et terrible de l'abandon, de la mort, de la séparation.
Je ne puis souffrir cette idée que les gens que j'aime doivent un jour cesser de respirer, je ne puis souffrir cette idée qu'un jour je doive cesser de respirer.
J'attends tellement de mon futur voyage à Varanasi, pour enfin espérer dompter la mort.
Quand?
V. veut venir avec moi.
Ce serait son plus beau cadeau, après celui de m'aimer.
Ce serait non pardon, son deuxième don le plus fort, le plus sensible, le plus fou.
J'y reviens.
Je ne m'égare jamais totalement.
Au défi des ruelles, je sais me perdre, voler quelques pavés et lumières, mais je n'oublie jamais la première odeur, la première sensation, les premières couleurs.
Les premiers contours. Les volumes instinctifs.
" Je voudrais m'asseoir à la terrasse d'un café " devant la mer, ou l'Océan, boire un alcool fort et me laisser porter par mes songes, ma mélancolie, mes doutes, mes peurs, me laisser porter par le sommeil, la douce rêverie, le vent salé et sucré, l'aveu de baisers qui en disent trop long, mais qui laissent leur marque douce avec le temps, avec la soirée, avec la nuit, avec l'absence des étoiles, je voudrais me laisser aller à un sommeil sans fin, sans réelle absurdité, me réveiller demain ou après-demain, sans heure précise, sans mouvement de grâce, sans candeur, sans frisson, juste là où je me serais endormi dans ma rêverie, dans mon alcoolémie, ou dans ma simple crise de spasmo anesthésiée par les pilules.

Je ne me fais pas à la mort, je ne me fais pas toujours à l'amour, je ne me fais pas à l'absence brutale de mes fuites, soudain, depuis quelques mois, je ne me fais pas à ce nouveau travail, et pourtant j'ai tellement l'impression de me faire à tout, dans le même temps.
Pourvu qu'il y ait un peu de vent, un peu de sommeil, un peu de jolis plats et de belles boissons, un peu (beaucoup) de tendresse.
Je ne me fais pas à l'absence de mes amis, à ce que je frôle en superficie de mon âme complexe, je me sens superficiel parfois et pourtant je sais bien que je n'ai pas toujours d'autres choix, vivre dans la lune est-il toujours compatible avec la vie sur le caillou bleu?
Bleu ou marron?
C'est une question.
De loin, il paraît qu'elle est bleue, en ce moment elle me paraît souvent bien boueuse.
Je rêve d'Océan pour me ramener un peu de bleu.
Le bleu de mon Il me donne parfois tant de peurs, de frissons, de lumières aussi.
Je n'oublie jamais la lumière.
Elle n'est jamais très loin, à ce qu'il paraît.