05.07.2007
L'ENVOL
J'ai laissé mes cahiers comme on baisse parfois les bras mais toi,
Toi, du haut de tes cheveux fins et bruns d'anges et peut-être un peu de démon
Tu n'as pas cessé de croire, Croire, à l'orée de ton grand front
Si comme je l'ai écrit il y a quelques jours, les anges sont courageux
Je n'suis pas de ces cieux, toi tu as quelque chose dans les yeux
Je n'ai pas trouvé de prince, Toi tu as quelque chose d'un Roi...
J'ai murmuré Deauville où je rêve parfois encore l'échappée, belle... et légère
Vingt ans ne suffiront pas à mon coeur pour oublier tes chimères
Balancer mes envies de vent qui me rapporteraient de toi quelques douces fables
A esquisser quelques voiles de baiser sur la courbe de tes sourcils, tes cils un peu diables
Tu brûles tout dans mes plaines, tu es mon scorpion, mon dilemme
J'ai passé mon sang à fuir qui me suivait, suivre qui me fuyait
Telle est sans doute l'étincelle pourpre de ma destinée
Ainsi soit cette étoile, ainsi écrivent des vols de tendresse sur les toiles
J'ai passé l'âge et l'âme à aiguiser les lames du mot 'fatal'
Puis j'oublie tout de ces vagues poèmes, les bagues de ces délaissés 'je t'aime'...
L'instant suivant, je me jette aux pieds de quelques colombes éphémères
Je désorganise ce corps perdu dans un tourbillon étrange de poussière
Pour m'adonner impuissant à la célébration de quelque beauté
Laisser grandir les lilas qui poussent autour de ton aura, libre et aimée...
Poème pour Michal (comlive). Niort, le 17 septembre 2005.
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