07.10.2009
TU DORS
Tu dors
Sans remords
Encore
Et ton corps
D'or
M'excite encore
Tes lèvres sont coites elles ne dessinent pas de port
Je ne verse pas de pleur je suis fort
Comme l'on dit et l'on conjugue les mauvais sorts...
Je pose ma tête contre ton (re)bord
Désorienté, j'oriente ma boussole vers ton nord
Mais tu restes là, hors de toi, hors de moi, sans accord,
Sans tribord...
Tu dors
Jamais je n'm'en sors
Tu m'ignores et je m'évapore
Ton souffle saccadé excite ta poitrine incolore
Je respire ce parfum vaguement inodore
Tu as le nez pris comme par un mors
Alors dors, puisque je ne suis plus ton fort
Puisque mes mains même ne raniment pas ce corps
Dors et oublie que mon âme existe encore
Je suis carnivore
De cette peau insensée et indolore
Je suis ton labrador
Plus rien ne me déflore, je le déplore
Tu ne comprends rien - ou bien tu fermes volontairement ton esprit et ton corps
Je ne sais pas ce qui m'attend dehors.
Tu dors et ne laisses plus rien éclore
Encore
Je ne vois pas poindre d'aurore
Tu dors
Encore
Et quelquefois je suis mort
Le Mont Dore, le 11 octobre 2005.
17:14 Publié dans A propos du Bouquet de glycines... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poésie, amour
Commentaires
Je ne voulais pas choisir un nouveau texte de mon recueil moi-même, je voulais que ce soit quelqu'un qui choisisse un texte pour moi... Merci à toi MA pour avoir choisi ce texte, merci pour ce que tu m'as dit dessus, merci de me dire que j'exprime la sexualité, sujet rabbaché et devenu trop commercial aujourd'hui, trop effet de mode et qui part dans tous les sens, différemment. Cela me touche beaucoup.
Ecrit par : Olivier | 07.10.2009
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