« Une grande émotion. | Page d'accueil
20.07.2008
SENTIMENT DE FIASCO EFFROYABLE
Il n'y a pas encore deux ans que mon recueil est paru, certes, donc je me dis que j'ai encore quelque vague espoir d'atteindre les deux cents exemplaires escomptés pour avoir un brin de pub dans une émission de radio et un brin de pub dans un magazine littéraire.
Je me demande parfois quel orgueil m'a poussé à me lancer dans une telle aventure.
Et pourtant, me connaissant, je ne crois pas que ce soit l'orgueil qui m'ait tant poussé.
Outre le fait que j'avais envie de laisser une petite trace de mon passage sur le caillou bleu, j'avais surtout envie de gueuler un bon coup, affirmer une personnalité trop souvent etouffée en moi-même, pour moi-même et pour les autres, j'avais envie d'envoyer quelques roses un peu sombres à qui voudrait bien les recueillir, dire un peu de la douleur qui je pense, hante d'autres jeunes gens, exprimer une sensibilité parfois forte, parfois extrême, qui ne sait plus vraiment bien se taire, j'avais envie d'entendre ne serait-ce que quelques mots doux, mots apaisants, mots encourageants, mots agréales, j'avais envie de donner un petit quelque chose, à ma façon.
J'ai le goût amer d'un fiasco qui frôle mes papilles.
Il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif de cette aventure, mais il est déjà bien assez tôt pour dire la déception.
Je n'ai pas touché beaucoup de gens. Je n'ai même pas réussi à toucher mes amis. Seules quelques personnes ont exprimé leur enthousiasme ou leurs réactions face à quelques textes, mais je ne peux pas dire que mon objectif ait été atteint.
J'écris comme on vit, comme on essaye d'avancer.
Et je sais, plus que jamais, que ce n'est pas facile d'écrire une histoire qui se lit bien, une histoire qui coule, une histoire qui plaît.
On m'avait dit: "tu sais la poésie ça se vend mal" et plus encore quand le pseudo poète est un sombre inconnu, plus encore (ça fait beaucoup de plus encore!) quand la poésie est difficile d'accès, un peu trash, peut-être déconcertante.
Mais je l'ai fait quand même.
Je ne pense pas regretter.
J'ai même encore quelques petits projets. Lire des poèmes, en plein air, pourquoi pas au Mont Dore, pourquoi pas ailleurs, envoyer mes textes dans quelques librairies gay, faire encore un peu de pub (ce que je déteste faire), écrire à quelques personnes (ce que je déteste encore plus faire) mais je sens que l'aventure du "bouquet de glycines" va bientôt s'arrêter là.
Je ne me sentais pas prêt à publier un recueil et j'aurais peut-être dû en rester là.
Certes, j'ai jeté un petit caillou dans la vaste mer, mais je me dis cruellement parfois: "A QUOI BON?"
J'ai peut-être rêvé. Ma passionnée S*** m'avait poussé, poussé tant et si bien que je me suis dit oh pouquoi pas? pourquoi ne pas le faire? Et si je touche une personne, j'en toucherais peut-être quelques unes de plus?
Mais au final, je n'ai même pas eu vraiment de réaction de la dite S***, je n'en ai pas eu non plus de beaucoup d'autres et les très rares messages encourageants que j'ai reçus et qui m'ont tant réchauffé le coeur l'an dernier et cet hiver, semblent déjà loins, comme les vents soufflent et changent de direction.
Je n'ai pas mis l'âme à l'abri et je ne sais pas encore faire de jolis livres qui se lisent bien. J'aimerais. J'ai des projets. Mais je ne sais pas. Parfois je ne sais vraiment plus. Je ne sais plus comment vivre avec le poison de l'écriture et je ne sais plus comment vivre avec le soleil, la pluie, la mort et la violente vie de l'écriture.
Je lance un petit caillou de plus dans la vaste mer.
Je cherche des clés.
Je cherche des issues.
Il est bien assez tôt pour dire que j'ai vendu seize livres à ce jour. Il est assez tôt pour dire le fric monstre qu'on donne pour se faire publier. Il est assez tôt pour dire la vanité de ce que j'ai fait, la vanité de mes rêves gamins et non plus mes rêves de gamin. Il est assez tôt pour tirer le chapeau et s'en aller, non sans honte dans la voie de l'inconnu et du misérable.
Je n'oublie pas de remercier les quelques âmes qui ont cru voir en ce recueil un brin de quelque chose.
Mais je suis amer, très amer, et je ne suis pas très fier.
01:15 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : écriture
Commentaires
Ne pas se décourager et se dire que tu as laissé une trace ! Allons allons tout le monde n'est pas Beaudelaire et encore je ne suis même pas sûr que Beaulelaire, en 2008, aurait vendu plus de 16 bouquins.
Le flux de texte et d'images est tel aujourd'hui que la quête de reconnaissance semble bien vaine :)
Je publie bientôt un livre photo (voir http://mogwai.glogspirit.com) et je te souhaite toute la réussite du monde :)
Ecrit par : Mogwai | 20.07.2008
FELLATION EN AUTOMNE, mon Believe, se livre, mon bel Yves , ivre d’amertume, je te redécouvre sous tes plus noirs miroirs; que de vécu mis à nu sous ta plume d’aigle noir, soit il royal, ta vérité transpire tes peurs
DIMANCHE APRES MIDI, je te devine gamin jouissant des temps heureux de l’innocence, et découvrant les premiers émois de ton cœur amoureux, un autre que toi te laisse sans voix !
En passant par ta cours d’école, ou le drame se dessine, tu n’es donc pas conforme aux garçons à la gomme, qui ne comprennent rien et te prennent pour une pomme
ENCULE- MOI « que je sépare une bonne fois pour toute l’amour et le sexe »,
Paradoxal Olivier, et débordant de vérité, trash certes, corps et âme en conflits, le combat n’aura pas de perdant, tu es humain, et tu rêves de Divin, , sache que le Créateur t’aime tel que tu es, en bleu et noir,
silencieux tu le perçois, mais ses bras te sont ouverts, ne crains pas la foudre ,parle lui,
LA MAISON DES GRANDS PARENTS, celle qui t’a donné tant d’espérance, qu'elle soit ton refuge malgré tes peines, d’orphelin, ton lien est immortel,
LE CIEL , comme l’oiseau bleu survolant la terre , tu as su trouver les mots, il contient bien sûr, toute l’espérance, de l’ humanité et dont la tienne.
Tant de belles amitiés, te sont offertes, tu restes captivant, épuisant parfois, lol, tu es le phare au pays des cœurs, un éternel gamin, que l’on aime chérir , et voir grandir, libre, savoir heureux dans une paix retrouvée, personne ne sait ce que demain sera fait, mais personne ne peut oublier un 0livier comme toi.
Je reste dans l’ombre, certes, mais depuis tes nuits sans étoiles d’un hiver niçois déroutant, tu en as fait du chemin, toi bel Yves le bel oiseau des cimes, tu as
trouvé Vivi ,vous avez faits votre nid, à vous deux, faites nous un livre n’œuf lol , dans votre amour trempe ta plume , il en sortira un roman arc en ciel que nous avons hâte de lire
(un autre Olivier du grand Est ,te suit sans bruit, kiss)
Ecrit par : Olivier | 21.07.2008
@ Mogwai: merci beaucoup pour vos mots de réconfort.
J'irai dès que je le peux faire un tour sur votre espace.
Il est clair que nous sommes dans une ère où la communication est extrême, du moins la communication virtuelle, parfois je me laisse aller à des jérémiades sur mon petit sort, c'est toujours très viscéral d'écrire quelque chose de personnel, ça donne beaucoup de coups de sang dans les veines et l'on est peut-être parfois un peu vulnérable, un peu plus facilement touchés encore que d'ordinaire.
Belle continuation à vous.
@ Olivier: mon Dieu mon Olive! Quel temps a coulé depuis *** !
Quel bonheur incroyable de te lire!
J'espère avoir de tes nouvelles très vite!
Je ne savais pas du tout que tu avais lu mon recueil et que tu lisais mes blogs, je suis très ému et merci de tout mon coeur pour ces mots qui sont plus que réconfortants, tout simplement adorables! On doute toujours beaucoup lorsqu'on écrit, et surtout je pense lorsqu'on écrit quelque chose DE soi, quelque chose de vrai. Cela va droit au coeur lorsque l'on se dit que ça peut toucher au moins un petit peu, quelques âmes.
Et quelle âme!
Comme tu le dis si bien, que de chemin s'est écoulé!
Mais les fils se poursuivent, je pense bien à toi et j'attends avec impatience de tes nouvelles...
Bisous en bleu.
Ecrit par : Olivier | 26.07.2008