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24.05.2008
Lumière de printemps
Les années passent sans jamais se retourner
Et pourtant ta lumière demeure toujours intacte
Comment font les autres gens
Pour vivre comme si de rien n'était?
Les étés passent sans jamais rien nous dévoiler
Le mystère de l'aube égale toujours celui du crépuscule
Et je ne demeure que petite poussière
Je pourrirai comme les arbres abandonnés
Il y a des jours, des heures ou bien des éternités
Où les danses ne voltigent plus, les nuages ne déversent plus
Je préferais de loin l'averse, le chaos, le séisme
La torture est trop douce, le mal est trop coquin
Ciel noir de mai, ne fais pas ce qu'il te plaît
Emmène-nous voler parmi les abeilles, les fleurs, les velours
Imagine des torrents chantants, des messages, des impacts
Dessine nous des lumières, des vagues, des océans...
Cieux noirs de printemps, durables préambules
Expliquez nous pourquoi tous ces cimetières
Dans l'âme, le coeur, l'horizon défait, insolente clameur d'amour
Profane mes pensées planes, donne moi le voyage, vertige matin...
13:10 Publié dans Impressions et odeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, mort, écriture, poésie, vertige, voyage