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20.03.2008

L'Ecriture me sauve...

L'Ecriture me sauve peut-être de la mort
L'Ecriture me sauve peut-être de la folie
L'Ecriture me sauve peut-être de l'hôpital

L'Ecriture me sauve de Toi



Le Mont-Dore, novembre 2005.
Recueil de poèmes "Miguel", 2005-2006. Non paru à ce jour.

12.03.2008

Délicate et lapidaire Montpellier...

Le chemin du Printemps des poètes.
Il est beau, il est immense, il est long.
J'aimerais tant qu'il dure tout aussi longtemps qu'un vrai et bleu Printemps.
Tout le temps d'un ciel infini, d'une fleur qui décidément ne veut pas se détacher de la vie...

Je devais aller à Montpellier hier, pour régler quelques affaires.
Quel dommage que cette ville magnifique et sensuelle ne soit pas plus proche de chez moi.
Que j'aimerais partager ces soirées de poèmes noirs, contemporains, illuminés, délabrés ou profondément fous.
La timidité parfois encore me ronge.

C'est facile pour moi d'écrire, de pianoter sur l'écran sourd, mais compréhensif, c'est facile pour moi de m'ouvrir et me refermer sur l'espace des poèmes, des textes, des mots.
Mais que c'est encore difficile de parler, d'affronter certaines situations, certaines gens!
Que c'est difficile de pousser certaines portes, d'oser dire : "j'ai écrit un recueil de poésies", c'est difficile de se dire qu'on a écrit quelque chose qui touche, mais quelque chose qui peut aussi déconcerter, déplaire, agacer, c'est difficile de lever les yeux, de tenir tête à tous ceux que je vois un peu comme des pères autoritaires et culpabilisants.

Mais je lève les yeux peu à peu. Je regrette peu à peu ces mots: "ce que j'écris est de la merde", je ne veux plus ne pas avoir confiance en ce que je fais, mon Dieu des gens qui détesteront ce que je fais ou ce que je suis, il y en aura toujours!
Que vous me faîtes du bien, que vous me donnez du baume au coeur, Vous qui me dîtes que non, je n'ai pas fait tout ce tintouin pour rien.
Alors je me dois de tenir bon, pour vous, mes quelques perles rares, et puis aussi pour moi, pour suivre mon rêve de gosse, pour continuer à être en vie, parce que parfois, je me dis que l'écriture n'est rien d'autre qu'une sorte de SURVIE.

Montpellier accompagnait mes pensées hier, je pouvais presque entendre ses pierres parler, me guider, me pousser en avant, me souffler que la vie mérite sa peine, parfois, souvent...
Je pouvais ressentir ses couleurs, ses vents, ses éclats d'âme.

J'ai poussé la porte de la Galerie St Ravy.
C'était un moment presque magique, presque divin, en ce sens où la vue d'un dieu nous remplit toujours d'une immense crainte et d'une infinie admiration.
Le calme de ses murs m'a séduit, et pourtant à s'y frotter de plus près, ça murmurait tout bas et puis soudain ça criait plein de choses, belles, confuses, j'ai aimé ce lieu instinctivement.

J'aimerais assister à certaines soirées de poèmes cette semaine, là-bas, là-bas et dans d'autres lieux magnifiques.
J'ai encore peur. Encore peur du regard de l'Autre, encore peur de ne pas me sentir chez moi, encore peur de ressentir la gêne, les joues qui rougissent, les feux s'allumer dedans mais pas dehors.
J'ai encore peur de ne pas pouvoir y aller. Les aléas de la vie comme l'on dit, la distance aussi...
J'ai crié que la distance n'était rien et pourtant elle finit tellement par se faire sentir.
Il y a un ciel, mais il y a aussi une terre. Il y a une lune, mais il y a aussi un sol. Il y a le rêve, mais il y a aussi une réalité, celle qu'ils disent être LA réalité.

Moi, je ne sais pas. Je me contente d'envoyer des glycines dans le vent, ça sent fort les glycines, il y en a qui n'aiment pas.
Parfois, lorsque mon coeur est tout bleu, j'ai envie d'envoyer aussi des roses, comme celles que j'ai envoyées jadis, comme celles que j'ai encore envoyées il n'y a pas très longtemps.

J'ai envie de penser qu'il n'y a pas de fin, pour reprendre les mots de ma volcanique Maëlie, j'ai envie de faire l'éloge de mes autres, l'éloge de ceux qui se battent pour rien, pour tout, j'ai envie de faire l'éloge de l'Amour.
Car si je doute encore beaucoup, je ne doute pas de ceci.
Il y a beaucoup d'amour dans mon coeur.
Et je vous en envoie un peu, du mieux que je le peux...

Merci à vous, Merci à Montpellier, Merci à la Galerie St Ravy d'avoir bien voulu accepter mes petits facicules, merci à Toi, mon V., de me pousser en avant, pour tout, merci à Laure, que j'ai connue il y a peu, et son incroyable shiatsu (je ne verrai plus jamais les gens tout à fait comme avant, maintenant!), et merci un petit peu à moi, de tenir bon et d'avoir tout simplement envie de faire bien.

08.03.2008

Steffi

A l'occasion du 7 mars, jour du poème de l'ELOGE DE L'AUTRE, et à l'occasion
du 8 mars, journée de la FEMME,...
Je voudrais dédier ce poème à quelqu'une, pleine de fragilité et de sensibilité, qui me manque...

STEFFI
*

Elle a des méandres dans l'âme, des brumes dans les yeux
Mais je crois qu'au fond elle sait flirter avec les cieux
Je ne suis qu'une petite fille devant son immense sagesse
Mais je suis toujours bien trop homme devant mes indélicatesses

Cette jeune femme-là a un désespoir, tendre et solide
Robuste face aux chimères du temps, de ces époques sourdes et fétides
Mais qui rime tant avec un idéal, présent, gravé en elle pourtant
Une sorte de ciel violé et invincible, qui ferait pâlir les anges blancs.

Je crois que j'aurais voulu garder de moi la quête de l'amour inépuisable
Et d'elle l'infinie vertu et l'absolu mystère de son coeur de pureté
Le marbre brille toujours mais il n'est que marbre, que diable!
Elle, est un rayon qui vient de l'intérieur et défie les ciels de l'été

Si j'avais une mer en la possession de mes doigts insensés
Je verserais un peu de son sel pour guérir ses jours malhabiles
Je verserais un petit peu plus d'eau dans ses larmes pas faciles
Pour en faire de tout jolis vases, que l'on remplirait de plein de roses, d'orchidées...

05.03.2008

Un bouquet de printemps

J'ai écrit SEPT recueils de poésies dans ma petite, toute petite vie.
SEPT, un chiffre qui me va bien. Un chiffre qui m'a fait rencontrer l'Amour, aussi.
J'ai publié un seul recueil de textes à ce jour, avec beaucoup de difficultés, de doutes, et de joie aussi.
Je n'écris plus de poèmes, je ressens au fond de moi l'impression vague et pourtant presque certaine que j'ai écrit ce que je voulais écrire, en matière de poésie.
J'ai écrit des poèmes noirs, des poèmes doux, bleus, classiques, contemporains, puis plus "trash" et à vif dans ce "bouquet de glycines" qui est paru au mois d'avril 2007, en même temps que mon amour et moi flottions sur les bords des eaux de l'Atlantique, j'ai écrit un dernier recueil "Miguel" en hommage à un jeune homme que j'ai aimé mais qui n'était pas encore le bon, comme l'on dit, un jeune homme qui écrivait de belles poésies, innocentes et fluides, à l'heure où je l'ai connu, alors que moi, je ne savais écrire que des poèmes chargés et impulsifs.
Je voudrais, à l'occasion de ce magnifique nouveau Printemps des Poètes qui démarre, et pour rendre hommage à ce Miguel (qui aujourd'hui a tout à fait disparu de ma vie), pour faire l'éloge de l'autre, c'est le beau, très beau thème de cette nouvelle saison, pour enfin faire l'éloge de tous les amours et de tous les amoureux sur notre joli et bizarre caillou, vous dédier ce texte qui est issu de ce recueil "Miguel".
Il s'appelle L'OR ET LA LUNE.

Mille bises et un vent de douceur @ vous, mes jolies âmes...
A tout bientôt.

L'OR ET LA LUNE
*

Je t'aime.
Quelques mots si courts qui en disent tellement
Long.
Ils ont en eux
Tout le poids; la peine que j'ai
A te les avouer.

Je t'aime.
Ca tu le sais sûrement, tu le sens, tu l'entends.
Mon coeur
Le trahit
Dans le trop calme
De ces nuits.

Un soleil qui resplendit
Et son ombre, l'éclipse, une lune morne.

Je t'aime tellement fort...
Et toi,
Tu ne vois en moi,
Que l'Ami,
La présence, l'oreille, l'écoute
Si réconfortante.
Et mon coeur parfois se déchire.

Je suis sourd pour ton coeur d'or
Te le dire? te l'écrire?
Mes nuits me hantent de ce cauchemar,
J'ai peur que tu ne me laisses, que tu ne m'oublies.
A chaque fois je n'ose.
A chaque fois les larmes.

Une vie à t'attendre,
Accumulation, débris, chaos de secondes, de minutes, d'heures, de jours...
Sans toi, avec toi à mes côtés.
As-tu seulement idée
De combien ton ombre, ton reflet
T'aime et te désire?
J'ai tellement peur de te perdre à jamais, fracas,
Si tu ne me fais pas écho...

Pourtant, un beau jour, une belle nuit,
Je devrai tout te dire,
Pour ne pas mourir, mourir d'amour.
Et me consumer dans ce brasier mesquin, inutile.
Je voudrais te crier,
Je voudrais te hurler.
Mais chaque seconde...

Une force invisible, brumeuse,
Me retient.
Me laissant entrevoir et imaginer
Un avenir où tu me rejetteras
Et lâcheras
Ma main du haut de cette falaise infernale, interminable spirale.

Et j'ai peur,
Peur de ma vie sans toi à mes côtés.
Amour...
Si je t'aime,
Ne dois-je pas te laisser libre de ne pas m'aimer?
Je pourrais être seulement, Ton ange gardien.

Je pourrais rester dans ton ombre,
O mon soleil ardent, ma colombe...

Je voudrais partir.
M'éloigner. M'en aller.
Quitter ces vastes plaines, qui m'étouffent, où je me meurs.
J'ai besoin
D'autre chose.
Quelque chose de nouveau, quelque chose de vrai.

Je veux voir ma vie changer
Gagner en intensité;
Je veux vivre. Veux vivre ma vie.
Je veux la voir vibrer, s'accélérer, monter en puissance.
Je veux Toi, l'amour torride, sans retour, la passion qui enivre.
Je veux une vie digne de ce nom.

Le soleil me regarde.
Et moi, pâle lune, je baisse les yeux.
Je veux une vie qui vaille la peine d'être vécue, offerte,
Où je puisse t'aimer, toi.
Sans les tabous de ce monde.
Une vie où mon monde ne tourne que par toi.
Mon rêve,
Mon étoile.

Je te décrocherai des trésors,
Et jusqu'à la fin des temps, je t'admirerai
Célèbrerai ton unique et sublime beauté.
Et jamais loin de toi, mon regard, je ne détournerai.
La mort, la vie
L'emporteront.

Tu seras l'éternel Soleil
Et moi l'éternelle lune.
Une paix incroyable, si harmonieuse.
Que nous nous efforcerons de toujours honorer.
Et mon amour n'aura d'égal
Que le ciel magnifique qui nous entoure.


Niort, août 2006, d'après les poèmes "ange", "secretos", "vivre par amour", "pour toi" et "eternelles" de Miguel S.

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