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05.03.2008

Un bouquet de printemps

J'ai écrit SEPT recueils de poésies dans ma petite, toute petite vie.
SEPT, un chiffre qui me va bien. Un chiffre qui m'a fait rencontrer l'Amour, aussi.
J'ai publié un seul recueil de textes à ce jour, avec beaucoup de difficultés, de doutes, et de joie aussi.
Je n'écris plus de poèmes, je ressens au fond de moi l'impression vague et pourtant presque certaine que j'ai écrit ce que je voulais écrire, en matière de poésie.
J'ai écrit des poèmes noirs, des poèmes doux, bleus, classiques, contemporains, puis plus "trash" et à vif dans ce "bouquet de glycines" qui est paru au mois d'avril 2007, en même temps que mon amour et moi flottions sur les bords des eaux de l'Atlantique, j'ai écrit un dernier recueil "Miguel" en hommage à un jeune homme que j'ai aimé mais qui n'était pas encore le bon, comme l'on dit, un jeune homme qui écrivait de belles poésies, innocentes et fluides, à l'heure où je l'ai connu, alors que moi, je ne savais écrire que des poèmes chargés et impulsifs.
Je voudrais, à l'occasion de ce magnifique nouveau Printemps des Poètes qui démarre, et pour rendre hommage à ce Miguel (qui aujourd'hui a tout à fait disparu de ma vie), pour faire l'éloge de l'autre, c'est le beau, très beau thème de cette nouvelle saison, pour enfin faire l'éloge de tous les amours et de tous les amoureux sur notre joli et bizarre caillou, vous dédier ce texte qui est issu de ce recueil "Miguel".
Il s'appelle L'OR ET LA LUNE.

Mille bises et un vent de douceur @ vous, mes jolies âmes...
A tout bientôt.

L'OR ET LA LUNE
*

Je t'aime.
Quelques mots si courts qui en disent tellement
Long.
Ils ont en eux
Tout le poids; la peine que j'ai
A te les avouer.

Je t'aime.
Ca tu le sais sûrement, tu le sens, tu l'entends.
Mon coeur
Le trahit
Dans le trop calme
De ces nuits.

Un soleil qui resplendit
Et son ombre, l'éclipse, une lune morne.

Je t'aime tellement fort...
Et toi,
Tu ne vois en moi,
Que l'Ami,
La présence, l'oreille, l'écoute
Si réconfortante.
Et mon coeur parfois se déchire.

Je suis sourd pour ton coeur d'or
Te le dire? te l'écrire?
Mes nuits me hantent de ce cauchemar,
J'ai peur que tu ne me laisses, que tu ne m'oublies.
A chaque fois je n'ose.
A chaque fois les larmes.

Une vie à t'attendre,
Accumulation, débris, chaos de secondes, de minutes, d'heures, de jours...
Sans toi, avec toi à mes côtés.
As-tu seulement idée
De combien ton ombre, ton reflet
T'aime et te désire?
J'ai tellement peur de te perdre à jamais, fracas,
Si tu ne me fais pas écho...

Pourtant, un beau jour, une belle nuit,
Je devrai tout te dire,
Pour ne pas mourir, mourir d'amour.
Et me consumer dans ce brasier mesquin, inutile.
Je voudrais te crier,
Je voudrais te hurler.
Mais chaque seconde...

Une force invisible, brumeuse,
Me retient.
Me laissant entrevoir et imaginer
Un avenir où tu me rejetteras
Et lâcheras
Ma main du haut de cette falaise infernale, interminable spirale.

Et j'ai peur,
Peur de ma vie sans toi à mes côtés.
Amour...
Si je t'aime,
Ne dois-je pas te laisser libre de ne pas m'aimer?
Je pourrais être seulement, Ton ange gardien.

Je pourrais rester dans ton ombre,
O mon soleil ardent, ma colombe...

Je voudrais partir.
M'éloigner. M'en aller.
Quitter ces vastes plaines, qui m'étouffent, où je me meurs.
J'ai besoin
D'autre chose.
Quelque chose de nouveau, quelque chose de vrai.

Je veux voir ma vie changer
Gagner en intensité;
Je veux vivre. Veux vivre ma vie.
Je veux la voir vibrer, s'accélérer, monter en puissance.
Je veux Toi, l'amour torride, sans retour, la passion qui enivre.
Je veux une vie digne de ce nom.

Le soleil me regarde.
Et moi, pâle lune, je baisse les yeux.
Je veux une vie qui vaille la peine d'être vécue, offerte,
Où je puisse t'aimer, toi.
Sans les tabous de ce monde.
Une vie où mon monde ne tourne que par toi.
Mon rêve,
Mon étoile.

Je te décrocherai des trésors,
Et jusqu'à la fin des temps, je t'admirerai
Célèbrerai ton unique et sublime beauté.
Et jamais loin de toi, mon regard, je ne détournerai.
La mort, la vie
L'emporteront.

Tu seras l'éternel Soleil
Et moi l'éternelle lune.
Une paix incroyable, si harmonieuse.
Que nous nous efforcerons de toujours honorer.
Et mon amour n'aura d'égal
Que le ciel magnifique qui nous entoure.


Niort, août 2006, d'après les poèmes "ange", "secretos", "vivre par amour", "pour toi" et "eternelles" de Miguel S.

Commentaires

Je comprends un peu mieux comment a pu naitre notre amitié : Si tu es capable d'écrire de telles choses, capable de les avoir ressenties, tu as été si bien capable de me comprendre.
J'admire le fait que tu "poses" ce poème ici, sans peur, sans crainte, sans doute.....Tu as trouvé ton chemin Oliv', tu l'as trouvée, ta paix...
Je voudrais continuer à être quelqu'un sur ton chemin, tout en te souhaitant tout le bonheur du monde...

"J'ai peur que tu ne me laisses, que tu ne m'oublies" Ah je comprends si bien que tu aies su m'écouter et me comprendre

Ton amie de toujours, pour toujours,
Cath.

Ecrit par : Cath. | 06.03.2008

A ma petite Cath.
Merci. Merci pour tout. Merci pour cette si belle amitié née d'un océan de possibles, merci de faire vivre cet espace, merci de me témoigner de jolies choses.
Je ne sais pas si j'ai trouvé la paix dans tous les domaines, il me reste encore tant de domaines où je voudrais grandir. J'apprends. Mais comme tout apprentissage, c'est difficile et à tout moment le découragement nous guette.
Je veux tenir bon.
La mer m'accompagne ces jours-ci et ça fait du bien...
Je t'embrasse très fort.
Tu n'es jamais très loin de mes pensées, aucune des personnes que j'ai dans mon coeur n'est jamais très loin de mes pensées.
A tout bientôt...

Olivier

Ecrit par : Olivier | 08.03.2008

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