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04.02.2008

Ce qu'ils en ont pensé...

Bonjour @ tous,

Je monte aujourd'hui une rubrique où vous pouvez mettre si vous le souhaitez ce que vous avez ressenti en lisant "Un bouquet de glycines"...
Soyez libres, mes amis, même si vous n'avez pas aimé du tout, de dire, d'écrire tout ce que vous pensez, c'est toujours constructif et plus que jamais, je suis ouvert à l'écoute...

Mille bises bleutées.
A bientôt.

Commentaires

"Il aime partir à la recherche de lui-même, sur les routes comme à travers ses différentes rencontres. Il attache une importance essentielle au fait de vivre sa vie sans regret, en demeurant fidèle à ses rêves."

Lire ce recueil de poèsies, c'est un voile que l'on ose soulever, mais très discrètement, comme pour ne pas gêner l'auteur, ne pas être intrus, ne pas être indiscret, tant ses poèsies sont d'une extrême sensibilité et font partie de lui. Alors, on ne lit pas ce recueil , mais on le murmure ...

J'ai été plus particulièrement touchée par "Steffi" "Pause" "Dimanche après-midi" "Le ciel" "Danse autour des corbeaux" "Choisir celui qu'on est pas" "Vous ne connaissez pas" "Fin octobre, début novembre" "La faute", mais je découvre à chaque lecture d'autres images, et je vole agréablement d'un poème à l'autre. Certains sont trop intimes, donc je n'ose m'immiscer, par pudeur, car les ressentis sont très personnels. Alors, c'est "en cachette" que je les lis, car j'ai comme une envie d'en percer le mystère... mais chut.... Il ne faut pas le dire...

En fait, c'est un recueil que l'on peut lire, relire, reprendre plus tard car il faut avoir l'esprit libre, et à chaque nouvelle lecture on découvre de nouvelles émotions, et c'est un peu pour cela que j'ai tardé à en vous en donner mes réflexions, qui peuvent encore changer...

Merci Olivier , et continuez.. .

Ecrit par : Cicise | 04.02.2008

Tu sais ce que c'est qu'un coup de foudre ????
Ma tête est un peu pleine ce matin, pleine de confusion. Mais je me gâte, je m'assieds tranquillement et je découvre "l'amant inconnu". Alors tout se vide autour de moi pour lui laisser la place.
Une rencontre qui n'aboutit pas, une rencontre bouleversante. Quelque chose qu'on a cru s'imaginer. Deux regards qui se croisent, qui se touchent....Cette émotion restera sans suite. C'est une séquence de vie, une histoire sans fin, une histoire comme on en connait tous.
Olivier, "l'amant inconnu", c'est mon coup de foudre d'aujourd'hui. Merci

Ecrit par : Cath. | 19.02.2008

@ Cicise: merci encore, Cicise pour votre formidable encouragement, lorsque je me sens m'abandonner à une tiède tristesse ou à une vague de doute, je relis votre mot et cela me réchauffe inlassablement le coeur.

@ Cath: quelle émotion, ma Cath pour ton petit commentaire! merci, mille mercis, mille et une roses volent par la pensée vers toi...

Ecrit par : Olivier | 04.03.2008

Ce qu'il y a de formidable, cher Olivier dans ton recueil, c'est que suivant l'humeur du jour, on trouve toujours un poème qui nous touche. Il y a du lyrisme, des petits détails quotidiens de "la femme orgueilleuse", de la mélancolie, de l'Amour parfait, du désir, et puis d'un coup, du trash, du sexe, du sang, de la provoc... Bref, tout ce qui nous caractérise tous et tout ce qui te ressemble tant : l'Humain dans ses excés, dans ses qualités et dans ses défauts. J'ai beau connaître beaucoup de tes poèmes, je les redécouvre différemment à chaque lecture. Mon premier coup de coeur, lui est resté : "Tu ne me pardonneras pas". Peut-être parce qu'il pourrait parler de certaines personnes très proches... Et puis parce que rien tout simplement. Au début, on trouve le trash trop trash, la provoc trop poussée, avec les titres qui pourraient être censurés, mais au final, le "scandale" n'en est pas un... Il est dans l'image parfois. Il est souvent dans la force, dans l'écume des vagues, dans le remous de la tempête, dans les dégradés de gris et de noirs des ciels orageux. Il est la déflagration, le choc qui ouvre les yeux, tient les paupières grandes ouvertes, comme hypnotisées par les couleurs criardes, , plus du tout grises, mais rouges sangs, comme dans cette gerbe violente.
Et que j'aime tes doux mots bleus, , ta "légéreté", ton "poème" et ses sonorités magiques, ta douce musique indienne, si érotique , ton "amant inconnu", si réel que l'on croirait le sien, si touchant qu'il nous arrache à nous aussi, une larme. Ton "envol" m'évoque l'âme slave, heureuse dans sa mélancolie, souriante dans sa nostalgie... "La maison des grands parents" a ce parfum de l'enfance, ce goût des mistrals gagnants comme dirait un autre poète. On s'y laisse bercer dans une douce rêverie, comme porté par le "Vent du sud".
Quand je disais que chaque fois, à chaque lecture, de nouvelles étoiles apparaissaient : hier soir, c'était ton "je voudrais". Toujours ton "Indécence" sublime, ton "j'ose quand j'écris", ton âme à nue, ton épiderme aux poils hérissés, où ton poitrail glabre. Et puis la candeur des dimanches après-midi me fait penser à un certain David, va savoir pourquoi ce prénom...
Lecteurs, faites attention à ce "temps qui se perd", il est si précieux. Il est synomyme de cette pause, où l'on se pose la question cruciale : mais pourquoi cet artiste n'explose-t-il pas! Il est si beau, si tendre, si violent, si enfant dans sa cour de récréation, si peureux, si exhibitionniste, si timide, si amoureux fou, "à en crever", à nous donner envie de jouer la Anna Karénine, au Nicolas de Stael, si coeur d'artichaut. "Vous ne le connaissez pas", mais moi oui... Et je l'aime tant.. ce poème.
Là, j'avoue, "je suis fatiguée", mais, mon chéri, "tu m'inspires". Moi aussi , il fut un temps où j'ai eu droit d'être ta "Steffi". J'ai aimé tes éclats, tes débordements, tes coups de folie, ces estampes dégueulasses, ces soirs de putes.
Toi qui cours après tes rêves, qui tentes d'échapper à tes vieux démons, tes cauchemars du "63", à la "fin octobre début novembre", tu respires la molécule en ébulition, l'alchimie du verbe, tu transpires l'émotion, les délicates comme les plus tourmentées. Mais sache une chose, mon Tout Beau, c'est qu'il n'y a pas de Fin... Encore bravo pour les frissons. Moi et et mes points de suspension...

Ecrit par : Maëlie | 10.03.2008

@ Maëlie: ...
Eh bien, les mots sont difficiles à venir et tous les mercis du monde après ce message, ce poème à lui seul semblent dérisoires.
Eloge de l'Autre, tel est le thème du Printemps des Poètes de cette année et je prends ce formidable morceau de chair et de sang comme un sublime hommage à ce que j'ai pu écrire.
Cela me touche énormément de te lire, ou de lire d'autres personnes qui me parlent de tel ou tel texte. Parfois je n'aime pas moi-même certains textes et je me dis que je n'aurais peut-être pas dû mettre tel ou tel morceau de moi dans ce recueil...
Et puis c'est comme si à chaque fois, vous me rassuriez et me dîtes que oh non, chaque morceau a sa place, parce que chaque morceau, ô combien, a été sincère.
Ce recueil il est vrai m'a déchiré l'âme et je suis touché infiniment de voir que vous tous, mes chers lecteurs, vous avez su voir la sensibilité plutôt que l'apparente provoc', c'était une envie de crier aussi, une envie d'être tout simplement moi, avec tous mes mois, n'a t-on jamais rêvé d'un Christ sensuel et tendre, n'a t-on jamais eu cette image? pourquoi certains mots viendraient-ils choquer plus que certaines images ou certains rêves que l'on a tous eu un jour au fond de soi, au fond de son ciel de pensée?

Quelle belle image aussi que celle de penser à Anna Karenine et Nicolas de Staël réunis sous un ciel imaginaire, ça, ça me plaît!

J'ai envie de croire qu'il n'y a pas de fin.
A Toi et à vous tous.
Merci d'avoir percé autant de mon coeur...
J'ai envie de colorier mes bises en vert aujourd'hui. Allez donc savoir pourquoi?...

Ecrit par : Olivier | 12.03.2008

Coucou Olivier,

Tu sais, tes commentaires me ravissent réellement. Je sais qu'ils sont sincères et de me dire que mes textes te touchent ainsi me redonne confiance. Tu es celui qui m'a fait le plus beau cadeau, un jour, lorsque tu m'as avoué qu'un passage du dégel t'avais redonné l'envie d'aimer. Ça m'en avait mis les larmes aux yeux, je t'assure! Si écrire peut insuffler une telle envie chez ne serait-ce qu'un seul lecteur, alors écrire n'est pas qu'un acte égoïste! Et même un acte noble ^^

J'ai reçu le recueil et lu tes poèmes. J'y ai retrouvé ce que j'avais perçu de toi via ton blog, cette sincérité spontanée qui te caractérise surtout, qualité rare aujourd'hui où il est de si bon ton de se la jouer à tout bout de champ en se faisant passer pour ce que l'on est pas forcément, en soignant sa précieuse petite image. Toi tu ne t'embarrasses pas de ça et c'est vraiment ce qui fait ton charme. Si je puis dire, tu as le narcissisme frais et inconstant quand d'autres l'ont si répétitif et lancinant. Comme toi tes mots sont tout feu tout flamme et dégagent une vitalité contrastée qui secoue et réveille. Tu es toi, en un mot. C'est ce qui fait, je trouve la cohérence de ton recueil (de ta vie aussi sans doute?) et sa pureté.
J'ai été frappée aussi de cette nuit du 16 septembre 20005. Comment as-tu pu tant écrire en une seule nuit? Quel était cet élan qui t'a rendu si prolifique tout à coup? Cela m'intrigue beaucoup.

J'ai une faveur à te demander. J'ai failli tomber à la renverse en lisant ce passage de la page 84, dans "Grégory, simplement" :
"J'ai laissé tomber le glauque, l'absence à moi-même, les sexes des hommes
J'oubliais enfin les nuits sourdes, l'ennui abject, la faute, l'impudeur.
Il m'a foisonné de bleu, de multiples lacs, d'étrange et d'absolue ardeur.
Il m'a donné la seule chose de vraie en ce monde : la pomme."
Hors contexte, ces mots pourraient parfaitement émaner de mon narrateur, Yvan, et ils pourraient être l'écho parfait de la petite illustration que j'avais faite où l'on voit un homme nu tendre une pomme à un autre, que j'avais intitulée "Adam & Adam"… C'est fou… M'autoriserais-tu, si un jour j'ai la chance d'éditer, de mettre en exergue sur la page de garde ces quatre vers de toi?

Bravo à toi pour ce beau livre.
Je n'oublie pas que j'aimerais que tu me le dédicaces à l'occasion. :)

Bisous.

Ecrit par : Kitty78 | 29.04.2008

Ma chère Kitty,
Merci encore de m'avoir permis de replacer ce mail que tu m'avais adressé, sur mon blog.
Mille mercis encore pour ces encouragements, ces compliments, ces délictasses qui me vont droit au coeur...
Et comme j'aime souvent à te dire, j'ai hâte de découvrir un jour ton sublime "Dégel" sur de jolies feuilles qui sentent bon le papier...
Gros bisous

Ecrit par : Olivier | 21.05.2008

Et oui....assoupie finalement avec ma tisane menthe et miel mais.....avant de m'assoupir, c'est au moins quatre fois que j'ai relu "Sexe". Parce qu'une fois ne suffit pas, parce c'est ce qu'il y a de splendide dans un poème: chaque nouvelle lecture fait découvrir un nouveau trésor...

Je vois dans "Sexe" l'acte absolu en quelque sorte, j'y vois l'aboutissement d'une attirance physique extrême, une attirance qui a déconnecté le cerveau.
J'y vois le don de soi jusqu'à l'oubli de soi.
Je le relis et le relis et il me fait mal ce poème. Il me fait mal et me fait ouvrir les yeux. Il me fait aller tout au fond de la douleur, m'aide à comprendre, à mieux gérer.

"cette montagne qui ment"

"Quelques oiseaux tenant des harpes, quelques gestes mécaniques et quelques fresques...
Juste encore pour y croire un petit peu, ou du moins faire semblant"

Tu vois, Olivier, tu publies un recueil de poèmes et il accompagne quelqu'un dans son sommeil à des centaines kilomètres de toi. Tu vois ? Comme un enfant qui est à toi sans appartenir, qui prend son envol, qui laisse des traces de toi quelque part....

Ton recueil accomplit sa mission...

Je t'envoie mille pensée indigo et turquoises, mille bises (et je me dis : plus qu'une semaine ;-))

Cath.

Ecrit par : cath. | 08.06.2008

Ma petite Cath.
Oui, l'acte suprême, l'acte extrême. Tellement proche de tanatos. Tellement proche de la Vie aussi.
Qui fait couler bien de l'encre... toujours et encore.
Merci, mille mercis, tu ne peux pas me faire davantage plaisir en me disant que mon recueil peut toucher... même un petit peu... même quelques êtres, quelques étoiles... s'il réussit cette mission, alors je me dis oui, qu'il est un peu comme un bébé qui donne quelques sourires, et quelques larmes... merci @ toi...
Et... plus que 5 jours!...

Ecrit par : Olivier | 11.06.2008

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