27.06.2009

Le 9 juin.

Le 9 juin, mon livre a été retiré de la vente, comme prévu.

Une nouvelle aube pour lui commence pourtant.

Je vais récupérer au 9 juillet prochain tous les exemplaires invendus chez la maison d'édition à Paris et les ramener chez moi.

Pour se procurer mon livre, dont je vais bien sûr casser le prix, n'hésitez pas à me contacter à:

olivier_believe2004@yahoo.fr

Je vous envoie plein de bouquets de glycines.

13.06.2009

Fin d'une histoire, début d'une autre?...

Eh bien voilà, nous y sommes, plus de deux ans déjà que mon "bouquet de glycines" a été publié chez les Editions du Panthéon.

Cette histoire s'achève déjà, comme cela était prévu contractuellement.

Je n'ai pas su mener cette expérience très sereinement, je l'avoue, mais je me dis que maintenant s'ouvre peut-être une nouvelle porte.

Oui je vais reprendre les invendus de mon Bouquet avec moi et qui sait ce que j'en ferai?

N'hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressés par le lire, je ne manquerai pas de vous répondre.

A bientôt et merci à tous ceux qui s'y sont intéressés de près ou de plus loin.

Du mauve à tous.

01.04.2009

Mon Printemps des Poèmes

A l'occasion de la fin du Printemps des Poètes et du fait qu'il ne me reste qu'un seul recueil disponible chez moi, sur lequel je puisse faire un prix, je l'envoie (frais de poste inclus) à 3,50 euros à la première personne qui est intéressée par cette offre, sur e-mail à l'adresse électronique du blog:
olivier_believe2004@yahoo.fr
Bon vent @ tous, et joyeux printemps!
A tout bientôt.

15.03.2009

Mon Printemps des Poètes

Envie d'envoyer à trois personnes complètement au hasard, sur Montpellier, pourquoi Montpellier, comme ça, peut-être parce que c'est une grande ville, censée être plus ouverte, un poème de mon recueil.
C'est le printemps des poètes, dîtes vous que vous vous aimez, que vous vous manquez, que vous vous souhaitez plein de courage en ces temps un peu las, un peu difficiles, dîtes moi que vous vous aimez, si vous en avez l'envie.
Envie d'envoyer à trois personnes complètement au hasard un peu d'émotion, pas sûr que ces personnes l'aimeront, cette émotion à l'état brut, mais je sème des mots dans le vent, le hasard du vent les portera peut-être à un coeur attentif et conciliant.
Mille et une caresses.

24.10.2008

STRAWBERRY ICE CREAM

Quelques gouttes de glace
Qui tombent sur ta langue
Baisers de bouche asservis
Je sers le dessert

Et quand je vois dans la glace
Ton corps coquin qui s'invite, exsangue
Je repars à l'assaut de tes chimères
Et de ta chute de reins, en pluies
Je me pourlèche des traces de ton envie

Quelques gouttes de crème chaude
Sur le creux de ton ventre qui me taraude
Je suis comme un chat qui miaule, qui rôde
Je poursuis ma frénésie de lunes, de dunes et de nuits
Je hume, j'ai soif des parfums, des arômes de ton vît
Je me sens toujours tellement en vie
Le danger me démange, me guette et je ris

L'assaut est violent, ce sont les cîmes des montagnes, les étoiles, des dessins indécis
Quelques éclats, cris, éclaboussures de liqueur aigre
Qui retombent sur ma jambe maigre,
Pénètrent les portes d'un paradis sans fin
Et ouvrent mon orgasme, ma boulimie d'amour et de lendemains...


(Le Mont-Dore, le 23 octobre 2008.
Poème non publié dans le Bouquet de glycines).

20.07.2008

SENTIMENT DE FIASCO EFFROYABLE

Il n'y a pas encore deux ans que mon recueil est paru, certes, donc je me dis que j'ai encore quelque vague espoir d'atteindre les deux cents exemplaires escomptés pour avoir un brin de pub dans une émission de radio et un brin de pub dans un magazine littéraire.
Je me demande parfois quel orgueil m'a poussé à me lancer dans une telle aventure.
Et pourtant, me connaissant, je ne crois pas que ce soit l'orgueil qui m'ait tant poussé.
Outre le fait que j'avais envie de laisser une petite trace de mon passage sur le caillou bleu, j'avais surtout envie de gueuler un bon coup, affirmer une personnalité trop souvent etouffée en moi-même, pour moi-même et pour les autres, j'avais envie d'envoyer quelques roses un peu sombres à qui voudrait bien les recueillir, dire un peu de la douleur qui je pense, hante d'autres jeunes gens, exprimer une sensibilité parfois forte, parfois extrême, qui ne sait plus vraiment bien se taire, j'avais envie d'entendre ne serait-ce que quelques mots doux, mots apaisants, mots encourageants, mots agréales, j'avais envie de donner un petit quelque chose, à ma façon.
J'ai le goût amer d'un fiasco qui frôle mes papilles.
Il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif de cette aventure, mais il est déjà bien assez tôt pour dire la déception.
Je n'ai pas touché beaucoup de gens. Je n'ai même pas réussi à toucher mes amis. Seules quelques personnes ont exprimé leur enthousiasme ou leurs réactions face à quelques textes, mais je ne peux pas dire que mon objectif ait été atteint.
J'écris comme on vit, comme on essaye d'avancer.
Et je sais, plus que jamais, que ce n'est pas facile d'écrire une histoire qui se lit bien, une histoire qui coule, une histoire qui plaît.
On m'avait dit: "tu sais la poésie ça se vend mal" et plus encore quand le pseudo poète est un sombre inconnu, plus encore (ça fait beaucoup de plus encore!) quand la poésie est difficile d'accès, un peu trash, peut-être déconcertante.
Mais je l'ai fait quand même.
Je ne pense pas regretter.
J'ai même encore quelques petits projets. Lire des poèmes, en plein air, pourquoi pas au Mont Dore, pourquoi pas ailleurs, envoyer mes textes dans quelques librairies gay, faire encore un peu de pub (ce que je déteste faire), écrire à quelques personnes (ce que je déteste encore plus faire) mais je sens que l'aventure du "bouquet de glycines" va bientôt s'arrêter là.
Je ne me sentais pas prêt à publier un recueil et j'aurais peut-être dû en rester là.
Certes, j'ai jeté un petit caillou dans la vaste mer, mais je me dis cruellement parfois: "A QUOI BON?"
J'ai peut-être rêvé. Ma passionnée S*** m'avait poussé, poussé tant et si bien que je me suis dit oh pouquoi pas? pourquoi ne pas le faire? Et si je touche une personne, j'en toucherais peut-être quelques unes de plus?
Mais au final, je n'ai même pas eu vraiment de réaction de la dite S***, je n'en ai pas eu non plus de beaucoup d'autres et les très rares messages encourageants que j'ai reçus et qui m'ont tant réchauffé le coeur l'an dernier et cet hiver, semblent déjà loins, comme les vents soufflent et changent de direction.
Je n'ai pas mis l'âme à l'abri et je ne sais pas encore faire de jolis livres qui se lisent bien. J'aimerais. J'ai des projets. Mais je ne sais pas. Parfois je ne sais vraiment plus. Je ne sais plus comment vivre avec le poison de l'écriture et je ne sais plus comment vivre avec le soleil, la pluie, la mort et la violente vie de l'écriture.
Je lance un petit caillou de plus dans la vaste mer.
Je cherche des clés.
Je cherche des issues.
Il est bien assez tôt pour dire que j'ai vendu seize livres à ce jour. Il est assez tôt pour dire le fric monstre qu'on donne pour se faire publier. Il est assez tôt pour dire la vanité de ce que j'ai fait, la vanité de mes rêves gamins et non plus mes rêves de gamin. Il est assez tôt pour tirer le chapeau et s'en aller, non sans honte dans la voie de l'inconnu et du misérable.
Je n'oublie pas de remercier les quelques âmes qui ont cru voir en ce recueil un brin de quelque chose.
Mais je suis amer, très amer, et je ne suis pas très fier.

25.05.2008

Une grande émotion.

Bonjour @ tous.

J'ai été très ému d'apprendre aujourd'hui-même que l'on pouvait désormais également se procurer mon recueil de poèmes "Un bouquet de glycines" par le site de la Fnac.
Je suis donc très honoré de vous donner ce nouveau rendez-vous sur :
livre.fnac.com/a1977760/O-Y-Ibrahim-Un-bouquet-de-glycines

Bien à tous et à tout bientôt,
Amicalement et en bleu,
Olivier.

24.05.2008

Lumière de printemps

Les années passent sans jamais se retourner
Et pourtant ta lumière demeure toujours intacte
Comment font les autres gens
Pour vivre comme si de rien n'était?

Les étés passent sans jamais rien nous dévoiler
Le mystère de l'aube égale toujours celui du crépuscule
Et je ne demeure que petite poussière
Je pourrirai comme les arbres abandonnés

Il y a des jours, des heures ou bien des éternités
Où les danses ne voltigent plus, les nuages ne déversent plus
Je préferais de loin l'averse, le chaos, le séisme
La torture est trop douce, le mal est trop coquin

Ciel noir de mai, ne fais pas ce qu'il te plaît
Emmène-nous voler parmi les abeilles, les fleurs, les velours
Imagine des torrents chantants, des messages, des impacts
Dessine nous des lumières, des vagues, des océans...

Cieux noirs de printemps, durables préambules
Expliquez nous pourquoi tous ces cimetières
Dans l'âme, le coeur, l'horizon défait, insolente clameur d'amour
Profane mes pensées planes, donne moi le voyage, vertige matin...

20.03.2008

L'Ecriture me sauve...

L'Ecriture me sauve peut-être de la mort
L'Ecriture me sauve peut-être de la folie
L'Ecriture me sauve peut-être de l'hôpital

L'Ecriture me sauve de Toi



Le Mont-Dore, novembre 2005.
Recueil de poèmes "Miguel", 2005-2006. Non paru à ce jour.

12.03.2008

Délicate et lapidaire Montpellier...

Le chemin du Printemps des poètes.
Il est beau, il est immense, il est long.
J'aimerais tant qu'il dure tout aussi longtemps qu'un vrai et bleu Printemps.
Tout le temps d'un ciel infini, d'une fleur qui décidément ne veut pas se détacher de la vie...

Je devais aller à Montpellier hier, pour régler quelques affaires.
Quel dommage que cette ville magnifique et sensuelle ne soit pas plus proche de chez moi.
Que j'aimerais partager ces soirées de poèmes noirs, contemporains, illuminés, délabrés ou profondément fous.
La timidité parfois encore me ronge.

C'est facile pour moi d'écrire, de pianoter sur l'écran sourd, mais compréhensif, c'est facile pour moi de m'ouvrir et me refermer sur l'espace des poèmes, des textes, des mots.
Mais que c'est encore difficile de parler, d'affronter certaines situations, certaines gens!
Que c'est difficile de pousser certaines portes, d'oser dire : "j'ai écrit un recueil de poésies", c'est difficile de se dire qu'on a écrit quelque chose qui touche, mais quelque chose qui peut aussi déconcerter, déplaire, agacer, c'est difficile de lever les yeux, de tenir tête à tous ceux que je vois un peu comme des pères autoritaires et culpabilisants.

Mais je lève les yeux peu à peu. Je regrette peu à peu ces mots: "ce que j'écris est de la merde", je ne veux plus ne pas avoir confiance en ce que je fais, mon Dieu des gens qui détesteront ce que je fais ou ce que je suis, il y en aura toujours!
Que vous me faîtes du bien, que vous me donnez du baume au coeur, Vous qui me dîtes que non, je n'ai pas fait tout ce tintouin pour rien.
Alors je me dois de tenir bon, pour vous, mes quelques perles rares, et puis aussi pour moi, pour suivre mon rêve de gosse, pour continuer à être en vie, parce que parfois, je me dis que l'écriture n'est rien d'autre qu'une sorte de SURVIE.

Montpellier accompagnait mes pensées hier, je pouvais presque entendre ses pierres parler, me guider, me pousser en avant, me souffler que la vie mérite sa peine, parfois, souvent...
Je pouvais ressentir ses couleurs, ses vents, ses éclats d'âme.

J'ai poussé la porte de la Galerie St Ravy.
C'était un moment presque magique, presque divin, en ce sens où la vue d'un dieu nous remplit toujours d'une immense crainte et d'une infinie admiration.
Le calme de ses murs m'a séduit, et pourtant à s'y frotter de plus près, ça murmurait tout bas et puis soudain ça criait plein de choses, belles, confuses, j'ai aimé ce lieu instinctivement.

J'aimerais assister à certaines soirées de poèmes cette semaine, là-bas, là-bas et dans d'autres lieux magnifiques.
J'ai encore peur. Encore peur du regard de l'Autre, encore peur de ne pas me sentir chez moi, encore peur de ressentir la gêne, les joues qui rougissent, les feux s'allumer dedans mais pas dehors.
J'ai encore peur de ne pas pouvoir y aller. Les aléas de la vie comme l'on dit, la distance aussi...
J'ai crié que la distance n'était rien et pourtant elle finit tellement par se faire sentir.
Il y a un ciel, mais il y a aussi une terre. Il y a une lune, mais il y a aussi un sol. Il y a le rêve, mais il y a aussi une réalité, celle qu'ils disent être LA réalité.

Moi, je ne sais pas. Je me contente d'envoyer des glycines dans le vent, ça sent fort les glycines, il y en a qui n'aiment pas.
Parfois, lorsque mon coeur est tout bleu, j'ai envie d'envoyer aussi des roses, comme celles que j'ai envoyées jadis, comme celles que j'ai encore envoyées il n'y a pas très longtemps.

J'ai envie de penser qu'il n'y a pas de fin, pour reprendre les mots de ma volcanique Maëlie, j'ai envie de faire l'éloge de mes autres, l'éloge de ceux qui se battent pour rien, pour tout, j'ai envie de faire l'éloge de l'Amour.
Car si je doute encore beaucoup, je ne doute pas de ceci.
Il y a beaucoup d'amour dans mon coeur.
Et je vous en envoie un peu, du mieux que je le peux...

Merci à vous, Merci à Montpellier, Merci à la Galerie St Ravy d'avoir bien voulu accepter mes petits facicules, merci à Toi, mon V., de me pousser en avant, pour tout, merci à Laure, que j'ai connue il y a peu, et son incroyable shiatsu (je ne verrai plus jamais les gens tout à fait comme avant, maintenant!), et merci un petit peu à moi, de tenir bon et d'avoir tout simplement envie de faire bien.