20.07.2008
SENTIMENT DE FIASCO EFFROYABLE
Il n'y a pas encore deux ans que mon recueil est paru, certes, donc je me dis que j'ai encore quelque vague espoir d'atteindre les deux cents exemplaires escomptés pour avoir un brin de pub dans une émission de radio et un brin de pub dans un magazine littéraire.
Je me demande parfois quel orgueil m'a poussé à me lancer dans une telle aventure.
Et pourtant, me connaissant, je ne crois pas que ce soit l'orgueil qui m'ait tant poussé.
Outre le fait que j'avais envie de laisser une petite trace de mon passage sur le caillou bleu, j'avais surtout envie de gueuler un bon coup, affirmer une personnalité trop souvent etouffée en moi-même, pour moi-même et pour les autres, j'avais envie d'envoyer quelques roses un peu sombres à qui voudrait bien les recueillir, dire un peu de la douleur qui je pense, hante d'autres jeunes gens, exprimer une sensibilité parfois forte, parfois extrême, qui ne sait plus vraiment bien se taire, j'avais envie d'entendre ne serait-ce que quelques mots doux, mots apaisants, mots encourageants, mots agréales, j'avais envie de donner un petit quelque chose, à ma façon.
J'ai le goût amer d'un fiasco qui frôle mes papilles.
Il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif de cette aventure, mais il est déjà bien assez tôt pour dire la déception.
Je n'ai pas touché beaucoup de gens. Je n'ai même pas réussi à toucher mes amis. Seules quelques personnes ont exprimé leur enthousiasme ou leurs réactions face à quelques textes, mais je ne peux pas dire que mon objectif ait été atteint.
J'écris comme on vit, comme on essaye d'avancer.
Et je sais, plus que jamais, que ce n'est pas facile d'écrire une histoire qui se lit bien, une histoire qui coule, une histoire qui plaît.
On m'avait dit: "tu sais la poésie ça se vend mal" et plus encore quand le pseudo poète est un sombre inconnu, plus encore (ça fait beaucoup de plus encore!) quand la poésie est difficile d'accès, un peu trash, peut-être déconcertante.
Mais je l'ai fait quand même.
Je ne pense pas regretter.
J'ai même encore quelques petits projets. Lire des poèmes, en plein air, pourquoi pas au Mont Dore, pourquoi pas ailleurs, envoyer mes textes dans quelques librairies gay, faire encore un peu de pub (ce que je déteste faire), écrire à quelques personnes (ce que je déteste encore plus faire) mais je sens que l'aventure du "bouquet de glycines" va bientôt s'arrêter là.
Je ne me sentais pas prêt à publier un recueil et j'aurais peut-être dû en rester là.
Certes, j'ai jeté un petit caillou dans la vaste mer, mais je me dis cruellement parfois: "A QUOI BON?"
J'ai peut-être rêvé. Ma passionnée S*** m'avait poussé, poussé tant et si bien que je me suis dit oh pouquoi pas? pourquoi ne pas le faire? Et si je touche une personne, j'en toucherais peut-être quelques unes de plus?
Mais au final, je n'ai même pas eu vraiment de réaction de la dite S***, je n'en ai pas eu non plus de beaucoup d'autres et les très rares messages encourageants que j'ai reçus et qui m'ont tant réchauffé le coeur l'an dernier et cet hiver, semblent déjà loins, comme les vents soufflent et changent de direction.
Je n'ai pas mis l'âme à l'abri et je ne sais pas encore faire de jolis livres qui se lisent bien. J'aimerais. J'ai des projets. Mais je ne sais pas. Parfois je ne sais vraiment plus. Je ne sais plus comment vivre avec le poison de l'écriture et je ne sais plus comment vivre avec le soleil, la pluie, la mort et la violente vie de l'écriture.
Je lance un petit caillou de plus dans la vaste mer.
Je cherche des clés.
Je cherche des issues.
Il est bien assez tôt pour dire que j'ai vendu seize livres à ce jour. Il est assez tôt pour dire le fric monstre qu'on donne pour se faire publier. Il est assez tôt pour dire la vanité de ce que j'ai fait, la vanité de mes rêves gamins et non plus mes rêves de gamin. Il est assez tôt pour tirer le chapeau et s'en aller, non sans honte dans la voie de l'inconnu et du misérable.
Je n'oublie pas de remercier les quelques âmes qui ont cru voir en ce recueil un brin de quelque chose.
Mais je suis amer, très amer, et je ne suis pas très fier.
01:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture
25.05.2008
Une grande émotion.
Bonjour @ tous.
J'ai été très ému d'apprendre aujourd'hui-même que l'on pouvait désormais également se procurer mon recueil de poèmes "Un bouquet de glycines" par le site de la Fnac.
Je suis donc très honoré de vous donner ce nouveau rendez-vous sur :
livre.fnac.com/a1977760/O-Y-Ibrahim-Un-bouquet-de-glycines
Bien à tous et à tout bientôt,
Amicalement et en bleu,
Olivier.
16:55 Publié dans Editêtu! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, édition
24.05.2008
Lumière de printemps
Les années passent sans jamais se retourner
Et pourtant ta lumière demeure toujours intacte
Comment font les autres gens
Pour vivre comme si de rien n'était?
Les étés passent sans jamais rien nous dévoiler
Le mystère de l'aube égale toujours celui du crépuscule
Et je ne demeure que petite poussière
Je pourrirai comme les arbres abandonnés
Il y a des jours, des heures ou bien des éternités
Où les danses ne voltigent plus, les nuages ne déversent plus
Je préferais de loin l'averse, le chaos, le séisme
La torture est trop douce, le mal est trop coquin
Ciel noir de mai, ne fais pas ce qu'il te plaît
Emmène-nous voler parmi les abeilles, les fleurs, les velours
Imagine des torrents chantants, des messages, des impacts
Dessine nous des lumières, des vagues, des océans...
Cieux noirs de printemps, durables préambules
Expliquez nous pourquoi tous ces cimetières
Dans l'âme, le coeur, l'horizon défait, insolente clameur d'amour
Profane mes pensées planes, donne moi le voyage, vertige matin...
13:10 Publié dans Impressions et odeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, mort, écriture, poésie, vertige, voyage
20.03.2008
L'Ecriture me sauve...
L'Ecriture me sauve peut-être de la mort
L'Ecriture me sauve peut-être de la folie
L'Ecriture me sauve peut-être de l'hôpital
L'Ecriture me sauve de Toi
Le Mont-Dore, novembre 2005.
Recueil de poèmes "Miguel", 2005-2006. Non paru à ce jour.
17:27 Publié dans Poèmes d'accueil | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, mort, amour
12.03.2008
Délicate et lapidaire Montpellier...
Le chemin du Printemps des poètes.
Il est beau, il est immense, il est long.
J'aimerais tant qu'il dure tout aussi longtemps qu'un vrai et bleu Printemps.
Tout le temps d'un ciel infini, d'une fleur qui décidément ne veut pas se détacher de la vie...
Je devais aller à Montpellier hier, pour régler quelques affaires.
Quel dommage que cette ville magnifique et sensuelle ne soit pas plus proche de chez moi.
Que j'aimerais partager ces soirées de poèmes noirs, contemporains, illuminés, délabrés ou profondément fous.
La timidité parfois encore me ronge.
C'est facile pour moi d'écrire, de pianoter sur l'écran sourd, mais compréhensif, c'est facile pour moi de m'ouvrir et me refermer sur l'espace des poèmes, des textes, des mots.
Mais que c'est encore difficile de parler, d'affronter certaines situations, certaines gens!
Que c'est difficile de pousser certaines portes, d'oser dire : "j'ai écrit un recueil de poésies", c'est difficile de se dire qu'on a écrit quelque chose qui touche, mais quelque chose qui peut aussi déconcerter, déplaire, agacer, c'est difficile de lever les yeux, de tenir tête à tous ceux que je vois un peu comme des pères autoritaires et culpabilisants.
Mais je lève les yeux peu à peu. Je regrette peu à peu ces mots: "ce que j'écris est de la merde", je ne veux plus ne pas avoir confiance en ce que je fais, mon Dieu des gens qui détesteront ce que je fais ou ce que je suis, il y en aura toujours!
Que vous me faîtes du bien, que vous me donnez du baume au coeur, Vous qui me dîtes que non, je n'ai pas fait tout ce tintouin pour rien.
Alors je me dois de tenir bon, pour vous, mes quelques perles rares, et puis aussi pour moi, pour suivre mon rêve de gosse, pour continuer à être en vie, parce que parfois, je me dis que l'écriture n'est rien d'autre qu'une sorte de SURVIE.
Montpellier accompagnait mes pensées hier, je pouvais presque entendre ses pierres parler, me guider, me pousser en avant, me souffler que la vie mérite sa peine, parfois, souvent...
Je pouvais ressentir ses couleurs, ses vents, ses éclats d'âme.
J'ai poussé la porte de la Galerie St Ravy.
C'était un moment presque magique, presque divin, en ce sens où la vue d'un dieu nous remplit toujours d'une immense crainte et d'une infinie admiration.
Le calme de ses murs m'a séduit, et pourtant à s'y frotter de plus près, ça murmurait tout bas et puis soudain ça criait plein de choses, belles, confuses, j'ai aimé ce lieu instinctivement.
J'aimerais assister à certaines soirées de poèmes cette semaine, là-bas, là-bas et dans d'autres lieux magnifiques.
J'ai encore peur. Encore peur du regard de l'Autre, encore peur de ne pas me sentir chez moi, encore peur de ressentir la gêne, les joues qui rougissent, les feux s'allumer dedans mais pas dehors.
J'ai encore peur de ne pas pouvoir y aller. Les aléas de la vie comme l'on dit, la distance aussi...
J'ai crié que la distance n'était rien et pourtant elle finit tellement par se faire sentir.
Il y a un ciel, mais il y a aussi une terre. Il y a une lune, mais il y a aussi un sol. Il y a le rêve, mais il y a aussi une réalité, celle qu'ils disent être LA réalité.
Moi, je ne sais pas. Je me contente d'envoyer des glycines dans le vent, ça sent fort les glycines, il y en a qui n'aiment pas.
Parfois, lorsque mon coeur est tout bleu, j'ai envie d'envoyer aussi des roses, comme celles que j'ai envoyées jadis, comme celles que j'ai encore envoyées il n'y a pas très longtemps.
J'ai envie de penser qu'il n'y a pas de fin, pour reprendre les mots de ma volcanique Maëlie, j'ai envie de faire l'éloge de mes autres, l'éloge de ceux qui se battent pour rien, pour tout, j'ai envie de faire l'éloge de l'Amour.
Car si je doute encore beaucoup, je ne doute pas de ceci.
Il y a beaucoup d'amour dans mon coeur.
Et je vous en envoie un peu, du mieux que je le peux...
Merci à vous, Merci à Montpellier, Merci à la Galerie St Ravy d'avoir bien voulu accepter mes petits facicules, merci à Toi, mon V., de me pousser en avant, pour tout, merci à Laure, que j'ai connue il y a peu, et son incroyable shiatsu (je ne verrai plus jamais les gens tout à fait comme avant, maintenant!), et merci un petit peu à moi, de tenir bon et d'avoir tout simplement envie de faire bien.
16:55 Publié dans Le Printemps des Poètes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Montpellier, peur, poésie, printemps des poètes, noir, littérature
08.03.2008
Steffi
A l'occasion du 7 mars, jour du poème de l'ELOGE DE L'AUTRE, et à l'occasion
du 8 mars, journée de la FEMME,...
Je voudrais dédier ce poème à quelqu'une, pleine de fragilité et de sensibilité, qui me manque...
STEFFI
*
Elle a des méandres dans l'âme, des brumes dans les yeux
Mais je crois qu'au fond elle sait flirter avec les cieux
Je ne suis qu'une petite fille devant son immense sagesse
Mais je suis toujours bien trop homme devant mes indélicatesses
Cette jeune femme-là a un désespoir, tendre et solide
Robuste face aux chimères du temps, de ces époques sourdes et fétides
Mais qui rime tant avec un idéal, présent, gravé en elle pourtant
Une sorte de ciel violé et invincible, qui ferait pâlir les anges blancs.
Je crois que j'aurais voulu garder de moi la quête de l'amour inépuisable
Et d'elle l'infinie vertu et l'absolu mystère de son coeur de pureté
Le marbre brille toujours mais il n'est que marbre, que diable!
Elle, est un rayon qui vient de l'intérieur et défie les ciels de l'été
Si j'avais une mer en la possession de mes doigts insensés
Je verserais un peu de son sel pour guérir ses jours malhabiles
Je verserais un petit peu plus d'eau dans ses larmes pas faciles
Pour en faire de tout jolis vases, que l'on remplirait de plein de roses, d'orchidées...
20:14 Publié dans Le Printemps des Poètes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.03.2008
Un bouquet de printemps
J'ai écrit SEPT recueils de poésies dans ma petite, toute petite vie.
SEPT, un chiffre qui me va bien. Un chiffre qui m'a fait rencontrer l'Amour, aussi.
J'ai publié un seul recueil de textes à ce jour, avec beaucoup de difficultés, de doutes, et de joie aussi.
Je n'écris plus de poèmes, je ressens au fond de moi l'impression vague et pourtant presque certaine que j'ai écrit ce que je voulais écrire, en matière de poésie.
J'ai écrit des poèmes noirs, des poèmes doux, bleus, classiques, contemporains, puis plus "trash" et à vif dans ce "bouquet de glycines" qui est paru au mois d'avril 2007, en même temps que mon amour et moi flottions sur les bords des eaux de l'Atlantique, j'ai écrit un dernier recueil "Miguel" en hommage à un jeune homme que j'ai aimé mais qui n'était pas encore le bon, comme l'on dit, un jeune homme qui écrivait de belles poésies, innocentes et fluides, à l'heure où je l'ai connu, alors que moi, je ne savais écrire que des poèmes chargés et impulsifs.
Je voudrais, à l'occasion de ce magnifique nouveau Printemps des Poètes qui démarre, et pour rendre hommage à ce Miguel (qui aujourd'hui a tout à fait disparu de ma vie), pour faire l'éloge de l'autre, c'est le beau, très beau thème de cette nouvelle saison, pour enfin faire l'éloge de tous les amours et de tous les amoureux sur notre joli et bizarre caillou, vous dédier ce texte qui est issu de ce recueil "Miguel".
Il s'appelle L'OR ET LA LUNE.
Mille bises et un vent de douceur @ vous, mes jolies âmes...
A tout bientôt.
L'OR ET LA LUNE
*
Je t'aime.
Quelques mots si courts qui en disent tellement
Long.
Ils ont en eux
Tout le poids; la peine que j'ai
A te les avouer.
Je t'aime.
Ca tu le sais sûrement, tu le sens, tu l'entends.
Mon coeur
Le trahit
Dans le trop calme
De ces nuits.
Un soleil qui resplendit
Et son ombre, l'éclipse, une lune morne.
Je t'aime tellement fort...
Et toi,
Tu ne vois en moi,
Que l'Ami,
La présence, l'oreille, l'écoute
Si réconfortante.
Et mon coeur parfois se déchire.
Je suis sourd pour ton coeur d'or
Te le dire? te l'écrire?
Mes nuits me hantent de ce cauchemar,
J'ai peur que tu ne me laisses, que tu ne m'oublies.
A chaque fois je n'ose.
A chaque fois les larmes.
Une vie à t'attendre,
Accumulation, débris, chaos de secondes, de minutes, d'heures, de jours...
Sans toi, avec toi à mes côtés.
As-tu seulement idée
De combien ton ombre, ton reflet
T'aime et te désire?
J'ai tellement peur de te perdre à jamais, fracas,
Si tu ne me fais pas écho...
Pourtant, un beau jour, une belle nuit,
Je devrai tout te dire,
Pour ne pas mourir, mourir d'amour.
Et me consumer dans ce brasier mesquin, inutile.
Je voudrais te crier,
Je voudrais te hurler.
Mais chaque seconde...
Une force invisible, brumeuse,
Me retient.
Me laissant entrevoir et imaginer
Un avenir où tu me rejetteras
Et lâcheras
Ma main du haut de cette falaise infernale, interminable spirale.
Et j'ai peur,
Peur de ma vie sans toi à mes côtés.
Amour...
Si je t'aime,
Ne dois-je pas te laisser libre de ne pas m'aimer?
Je pourrais être seulement, Ton ange gardien.
Je pourrais rester dans ton ombre,
O mon soleil ardent, ma colombe...
Je voudrais partir.
M'éloigner. M'en aller.
Quitter ces vastes plaines, qui m'étouffent, où je me meurs.
J'ai besoin
D'autre chose.
Quelque chose de nouveau, quelque chose de vrai.
Je veux voir ma vie changer
Gagner en intensité;
Je veux vivre. Veux vivre ma vie.
Je veux la voir vibrer, s'accélérer, monter en puissance.
Je veux Toi, l'amour torride, sans retour, la passion qui enivre.
Je veux une vie digne de ce nom.
Le soleil me regarde.
Et moi, pâle lune, je baisse les yeux.
Je veux une vie qui vaille la peine d'être vécue, offerte,
Où je puisse t'aimer, toi.
Sans les tabous de ce monde.
Une vie où mon monde ne tourne que par toi.
Mon rêve,
Mon étoile.
Je te décrocherai des trésors,
Et jusqu'à la fin des temps, je t'admirerai
Célèbrerai ton unique et sublime beauté.
Et jamais loin de toi, mon regard, je ne détournerai.
La mort, la vie
L'emporteront.
Tu seras l'éternel Soleil
Et moi l'éternelle lune.
Une paix incroyable, si harmonieuse.
Que nous nous efforcerons de toujours honorer.
Et mon amour n'aura d'égal
Que le ciel magnifique qui nous entoure.
Niort, août 2006, d'après les poèmes "ange", "secretos", "vivre par amour", "pour toi" et "eternelles" de Miguel S.
17:45 Publié dans Le Printemps des Poètes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, amour, lune, soleil
04.02.2008
Ce qu'ils en ont pensé...
Bonjour @ tous,
Je monte aujourd'hui une rubrique où vous pouvez mettre si vous le souhaitez ce que vous avez ressenti en lisant "Un bouquet de glycines"...
Soyez libres, mes amis, même si vous n'avez pas aimé du tout, de dire, d'écrire tout ce que vous pensez, c'est toujours constructif et plus que jamais, je suis ouvert à l'écoute...
Mille bises bleutées.
A bientôt.
10:53 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
22.07.2007
Vagabondage de l'âme
( Autour de bouquets de glycines)...
J'ai souvent pensé que la folie était quelque chose qui se vivait à l'intérieur.
Je ne parle pas de la véritable folie, celle qui ne se sait pas folle, mais je parle bien de tout ce qui bout en notre âme, ce qui fait que en somme, nous sommes nous-mêmes, et pas quelqu'un d'autre.
Mais quand je parle de nous-mêmes, je veux dire: vraiment nous-mêmes.
Derrière toute morale, tout système éducatif, toute religion.
Ce qui compose notre essence.
Ce qui coule depuis les pores de la peau, sensible, délicate et scarifiée.
Et pour ma part, je peux dire que ma peau sent, vibre, fait mal.
Elle est un peu comme ce ciel chaotique que nous avons depuis des semaines et des semaines sur la région de Niort, elle parle, elle gémit, elle est sur le bord d'exploser.
Comme un orage.
Il suffirait d'une petite coupure pour que pisse un sang rouge, étrange, compact, fou.
Sans but ni loi.
Je voudrais prendre un train et m'évader vers l'Océan.
Lui seul pourrait ce soir m'apaiser, apaiser mes volumes, mes contours, ma respiration.
Mais l'Océan n'est pas là, Il n'est pas là, et je dois aller travailler.
Parfois je me dis que c'est bien, ce nouveau travail, qu'il m'apporte certaines choses (deux ou trois) et souvent, j'ai envie de le plaquer, comme j'ai plaqué les autres, comme j'ai soif de liberté, d'évasion, je ne sais même plus dire si c'est cela être authentique, car je sais maintenant que le travail me met devant beaucoup de moi-même, de même que mon Il me met devant moi-même.
Devant cette peur agaçante et terrible de l'abandon, de la mort, de la séparation.
Je ne puis souffrir cette idée que les gens que j'aime doivent un jour cesser de respirer, je ne puis souffrir cette idée qu'un jour je doive cesser de respirer.
J'attends tellement de mon futur voyage à Varanasi, pour enfin espérer dompter la mort.
Quand?
V. veut venir avec moi.
Ce serait son plus beau cadeau, après celui de m'aimer.
Ce serait non pardon, son deuxième don le plus fort, le plus sensible, le plus fou.
J'y reviens.
Je ne m'égare jamais totalement.
Au défi des ruelles, je sais me perdre, voler quelques pavés et lumières, mais je n'oublie jamais la première odeur, la première sensation, les premières couleurs.
Les premiers contours. Les volumes instinctifs.
" Je voudrais m'asseoir à la terrasse d'un café " devant la mer, ou l'Océan, boire un alcool fort et me laisser porter par mes songes, ma mélancolie, mes doutes, mes peurs, me laisser porter par le sommeil, la douce rêverie, le vent salé et sucré, l'aveu de baisers qui en disent trop long, mais qui laissent leur marque douce avec le temps, avec la soirée, avec la nuit, avec l'absence des étoiles, je voudrais me laisser aller à un sommeil sans fin, sans réelle absurdité, me réveiller demain ou après-demain, sans heure précise, sans mouvement de grâce, sans candeur, sans frisson, juste là où je me serais endormi dans ma rêverie, dans mon alcoolémie, ou dans ma simple crise de spasmo anesthésiée par les pilules.
Je ne me fais pas à la mort, je ne me fais pas toujours à l'amour, je ne me fais pas à l'absence brutale de mes fuites, soudain, depuis quelques mois, je ne me fais pas à ce nouveau travail, et pourtant j'ai tellement l'impression de me faire à tout, dans le même temps.
Pourvu qu'il y ait un peu de vent, un peu de sommeil, un peu de jolis plats et de belles boissons, un peu (beaucoup) de tendresse.
Je ne me fais pas à l'absence de mes amis, à ce que je frôle en superficie de mon âme complexe, je me sens superficiel parfois et pourtant je sais bien que je n'ai pas toujours d'autres choix, vivre dans la lune est-il toujours compatible avec la vie sur le caillou bleu?
Bleu ou marron?
C'est une question.
De loin, il paraît qu'elle est bleue, en ce moment elle me paraît souvent bien boueuse.
Je rêve d'Océan pour me ramener un peu de bleu.
Le bleu de mon Il me donne parfois tant de peurs, de frissons, de lumières aussi.
Je n'oublie jamais la lumière.
Elle n'est jamais très loin, à ce qu'il paraît.
19:09 Publié dans Impressions et odeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : glycines, écriture, poésie, mort, amour
05.07.2007
L'ENVOL
J'ai laissé mes cahiers comme on baisse parfois les bras mais toi,
Toi, du haut de tes cheveux fins et bruns d'anges et peut-être un peu de démon
Tu n'as pas cessé de croire, Croire, à l'orée de ton grand front
Si comme je l'ai écrit il y a quelques jours, les anges sont courageux
Je n'suis pas de ces cieux, toi tu as quelque chose dans les yeux
Je n'ai pas trouvé de prince, Toi tu as quelque chose d'un Roi...
J'ai murmuré Deauville où je rêve parfois encore l'échappée, belle... et légère
Vingt ans ne suffiront pas à mon coeur pour oublier tes chimères
Balancer mes envies de vent qui me rapporteraient de toi quelques douces fables
A esquisser quelques voiles de baiser sur la courbe de tes sourcils, tes cils un peu diables
Tu brûles tout dans mes plaines, tu es mon scorpion, mon dilemme
J'ai passé mon sang à fuir qui me suivait, suivre qui me fuyait
Telle est sans doute l'étincelle pourpre de ma destinée
Ainsi soit cette étoile, ainsi écrivent des vols de tendresse sur les toiles
J'ai passé l'âge et l'âme à aiguiser les lames du mot 'fatal'
Puis j'oublie tout de ces vagues poèmes, les bagues de ces délaissés 'je t'aime'...
L'instant suivant, je me jette aux pieds de quelques colombes éphémères
Je désorganise ce corps perdu dans un tourbillon étrange de poussière
Pour m'adonner impuissant à la célébration de quelque beauté
Laisser grandir les lilas qui poussent autour de ton aura, libre et aimée...
Poème pour Michal (comlive). Niort, le 17 septembre 2005.
12:37 Publié dans Poèmes d'accueil | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poésie, envol